Drogués ?

Dernière étape du Tour. Les jeux sont faits mais le spectacle reste grandiose, les Champs Elysées sont en fête, les coureurs ont le sourire. Pour la plupart d’entre eux, c’est un calvaire qui s’achève. Pour nous, pour moi en tout cas, c’est un moment un peu triste : quand Roland Garros, Wimbledon et le Tour sont finis, c’est déjà une belle (la plus belle ?) partie de l’été qui est derrière nous.

Oui, je l’avoue, j’aime m’asseoir – m’affaler – devant la télé sportive, les pieds en éventail, la fenêtre grande ouverte sur le jardin ensoleillé, un verre frais dans une main et le plan de la course dans l’autre. Je ne connais pas grand-chose aux coureurs qui pédalent sous mes yeux mais je les admire, je suis époustouflé par leurs efforts, épaté par leurs performances, ému aussi par leur jeunesse et leur fraîcheur en interview et rien ne m’agace plus que les commentaires narquois qui les méprisent et les traitent de tricheurs et de drogués. Bien sûr qu’ils prennent des trucs pour supporter ce qu’ils endurent… mais que doit-on dire, nous ? Moi ? Quand je vois mon tiroir à pharmacie, les pilules que je m’envoie pour ma tension, mon cœur, mes vertiges, mon estomac, mes petit bobos. Les pommades dont je m’enduis les mollets avant une (minable) partie de tennis. Quand je me souviens aussi des litres de caféine, des bouffées de nicotine et parfois d’ autres produits en ine que l’on consommait avant de « brainstormer » tard le soir et puis d’aller nous désaltérer de quelques boissons fortes après l’effort.

Non, vraiment, les cracks du Tour de France vont me manquer. Et la télé va me sembler bien triste ces prochains jours sans les klaxons, les bravos et le soleil qui envahissent les plus belles routes de France. Il va me paraître bien terne le petit écran sans les vues sublimes filmées d’hélicoptère, sans le plaisir de reconnaître des coins de bonheur que j’ai eu la chance de visiter pendant mes vacances (oh ! chérie t’as vu le château de… ?).

Et voilà, juste au moment où j’écris ces mots de nostalgie, la pluie se met à tomber sur les pavés parisiens. Quand je vous disais qu’une bonne partie de l’été s’achevait avec la dernière étape du Tour !

Allez les gars, soyez prudents, attention à la glisse, ne tombez pas maintenant et merci pour ces trois semaines de spectacle auxquelles vous m’aviez rendu addict.

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