On reste

J’ai écouté le débat de la présidentielle française hier soir. Et les tonnes de réactions et commentaires qui s’en sont suivis.

Malgré les beaux slogans de campagne ayant du souffle – ils ont de bons rédacteurs en France – qu’il s’agisse de Faire battre le cœur de la France ou de La France insoumise ou d’Au nom du peuple ou de En Marche ou encore d’Une volonté pour la France, j’ai surtout une impression de vide, de creux, de manque. Pas d’envol, pas de projet enthousiaste, au sens étymologique « qui vous emporte », pas d’émotion forte mais une sensation de surplace, de cul de sac, d’à quoi bon, de médiocrité. De tristesse.

Ce n’est pas propre à la France, c’est un constat général : où sont les hommes et femmes d’État capables de mobiliser, de fédérer, d’élever. Où sont les visionnaires ? Où sont les bâtisseurs d’avenir ? Où sont les créateurs d’espoir ?

La grisaille aidant, je ressentais comme de la mélancolie ce matin, même si le printemps a parsemé quelques fleurettes dans la pelouse. En les regardant, me sont revenues en tête des paroles d’une vieille chanson d’Alain Souchon : Sans « L’envie de voler si légitime… on reste, on reste, on reste au ras des pâquerettes ».

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