Phête de la Francofonie

Comme presque chaque lundi matin, je suis en exil au Lunch Garden pendant que les balais, torchons et aspirateur occupent mon territoire.

Je lis le Metro, le journal gratuit offert avec le café et le croissant. En général, les articles de cette gazette sont sommaires et relativement peu intéressants, se contentant souvent de reproduire tels quels les communiqués des agences de presse. Mais aujourd’hui, surprise, ils m’apprennent que l’on fête le Jour de la Francophonie et que contrairement aux idées toutes faites, une étude de l’UCLouvain révèle que la langue française ne serait pas martyrisée sur les réseaux sociaux. Ah bon ? Au contraire, la langue s’adapte au support et même mieux “…on réintroduit plus d’émotions … par le simple fait de démultiplier les voyelles… les signes de ponctuation… les émoticônes”. Selon les linguistes qui ont mené cette recherche, l’écriture n’est plus le fait d’une élite, figée dans des dictionnaires. Ils s’enthousiasment même: “c’est finalement formidable cette démocratisation de l’écriture !”. L’article n’est pas loin de conclure avec optimisme que plutôt d’émettre des jugements et de coincer la langue dans des règles, il faut surtout veiller à ce que son aspect ludique soit toujours vivant.

Après mon café et cette lecture, je décide de fêter le jour de la Francophonie à ma façon, en allant flâner à la librairie du Shopping Center (quel gros mots pour un jour comme aujourd’hui!) afin d’y échanger enfin un chèque-cadeau reçu à mon anniversaire. J’y ai choisi La mémoire n’en fait qu’à sa tête de Bernard Pivot (éd. Albin Michel), un livre d’amour pour les auteurs français, compilation de souvenirs de lectures et de rencontres, d’anecdotes et de portraits. En le feuilletant, je tombe sur quelques pages savoureuses qui évoquent le “chinois de l’orthographe française” et tous “les accents, les trémas, les apostrophes, les cédilles, les traits d’union…” J’en ai extrait cette citation d’Alexandre Vialatte : “Quand on est amoureux de la langue, on l’aime avec ses difficultés. On l’aime telle quelle, comme sa grand-mère. Avec ses rides et ses verrues.”

En somme, pour la langue française comme pour tout, quand on aime vraiment, c’est pour le meilleur 🙂 et pour le pire 😦

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