Tout ce qui est excessif est insignifiant (Talleyrand)

« Je pars toute la journée à Tongres avec mon club culturel, je rentrerai vers 19h00 » me dit Marie-Thérèse ce matin. Traduction : « Ce serait sympa si tu préparais le souper aujourd’hui ».

Moi à 10h00, j’assiste aux funérailles de l’épouse d’un ami (encore !). Je suis très touché par les paroles des enfants de la défunte qui rappellent avec émotion et tendresse leur vie heureuse auprès de leur maman, au sein du commerce familial d’une boucherie-charcuterie bien connue à Nivelles. Après la messe, j’irai faire des courses et notamment acheter 400 grammes de hachis de porc et veau pour le petit pain de viande que je préparerai ce soir ainsi qu’un peu de boudin pour mon repas de midi. J’achète aussi le journal et vais prendre un café.

Quand je déplie mon Soir, j’apprends en première page que je serais un être bestial.

En page 10, on m’explique, en effet, qu’il n’est pas éthique de consommer de la viande et que « tuer les animaux pour les manger peut être comparé au cannibalisme meurtrier ». J’ignore ce que fume celui ou celle qui a écrit cela, mais je me dis que  ça doit être de la bonne. Il ou elle me rappelle ce fou furieux, dont j’ai oublié le nom, qui agressait tout le monde dans l’émission de Ruquier et qui vénérait le végétarisme, végétalisme, véganisme ou je ne sais quel comportement en isme qui bannissait la viande de son régime alimentaire. Je n’y vois aucun inconvénient, chacun fait et mange ce qui lui plaît, mais je n’accepte pas les jugements surtout quand ils m’accusent accuser de bestialité parce que j’en consomme.

Je sais que trop de viande ce n’est pas bon pour l’environnement et que le secteur de l’élevage contribue partiellement aux émissions de gaz à effet de serre. Je sais aussi que trop de viande ce n’est pas bon pour mon côlon. Je sais qu’il faut modérer ma consommation et que ce ne serait pas une mauvaise d’idée de participer à l’opération « 40 jours sans viande » qui vient d’être lancée. Mais ce ne sera pas pour tout de suite, je termine d’abord mon engagement de Tournée minérale, un mois sans alcool.

Mais j’en reviens à celui ou celle qui nous traite, nous les humains, de bêtes obsédées par la viande. Elle s’appelle Florence Burgat, se dit philosophe et vient de sortir un livre L’humanité carnivore (éd. Seuil)* dans lequel elle écrit encore à propos de notre relation avec les animaux de boucherie que « l’être humain a une pulsion de mort qu’il ne parvient pas à dépasser, à sublimer ». J’ai juste envie de lui répondre que l’excès nuit en tout. L’excès de viande, bien entendu.

Mais l’excès d’herbe aussi.

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*Prix du livre: 26 € (juste un peu plus cher que deux livres de bon rôti de boeuf)

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