Pâtisserie à pleurer

Hier, mon billet parlait joyeusement de galettes de Noël.

Aujourd’hui, il est question d’autres pâtisseries. De gâteaux à base de pâte d’amandes, de pistaches et de sucre. Des Alépines, de délicieuses douceurs d’Alep. Des desserts que l’on préparait avant dans des cuisines d’appartements bruyantes, dans des arrière-boutiques animées, dans des salons parfumés de vapeurs de thé à la menthe… désormais tous réduits en cendres.

Mes billets parlent rarement de politique. Pourquoi ajouter, je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, ma salive souvent ignorante aux flots des commentaires des journalistes et chroniqueurs spécialisés ?

Mais aujourd’hui, je n’ai pu résister à l’envie d’évoquer le billet poignant de Nicole Ferroni sur France-Inter (voir lien ci-dessous) dans lequel elle évoque l’épouvantable carnage à Alep en Syrie, sans chercher la polémique, les pourquoi ni les comment. Mais en posant simplement et concrètement le regard que tout être humain normalement constitué devrait porter sur ce drame et ses victimes innocentes : un regard de compassion, d’infinie tristesse, d’indignation.

Elle lit, entre autres, des extraits du Guide du Routard décrivant les pâtisseries d’Alep, symboles de la douceur de vivre là-bas. Avant. Avant l’horreur d’y mourir.

Avalerons-nous nos galettes et nos bûches de Noël comme si de rien n’était ?

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-14-decembre-2016

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