Il en faut peu…

La file est longue dans la librairie-papeterie, c’est jour de Lotto. Je passe vite devant tout le monde, je dépose mes deux euros cinquante sur le comptoir et sors tout aussi vite avec mon journal. Je n’ai pas besoin de devenir scandaleusement riche, je n’ai pas de liste d’envies coûteuses.

J’entre alors dans la taverne au bout de la Grand-Place et monte à l’étage : il n’y a personne, j’ai un bistrot vide rien que pour moi. Je me tâte, je n’ai pas mal au dos, aux jambes, à la tête… oui, tout va bien ce matin.

Je contemple la fumée de mon café brûlant danser dans la belle lumière qui vient de la fenêtre sur ma droite, je déballe ma mignonette de chocolat, j’ouvre mon carnet et prends mon porte-mine dans la poche de ma veste. J’ai une heure, ou deux, ou même trois devant moi. C’est comme je veux. Quelle richesse !

Je ferme les yeux et j’entends la chanson de Baloo dans un coin de ma tête.

Bon week-end à tous.

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