C’est quand le bonheur

On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va dit le proverbe. Il m’a accompagné toute la journée, vous l’avez peut-être vu dans les quelques photos publiées sur mon profil Facebook. Depuis tôt ce matin, j’ai pris la route avec deux de mes frères, un de mes deux beaux-fils et deux de mes petits-fils pour faire le Tour de Saint-Gertrude, un pèlerinage très important dans les traditions familiales des gens de Nivelles.

Un long, très long moment de plaisir comme le clamait jadis la marque de chocolat Chokotoff. Près de 15km de marche à travers la campagne autour de la ville, avec ceux qu’on aime. Et aussi une bière ou deux bien méritées, un sandwich par ci, une saucisse chaude par là, des rires et des souvenirs partagés à chaque pas, des rencontres sympas, des jeunes exubérants et des moins jeunes qui traînent la patte, des chevaux de traits magnifiques, des nuages bas, de la pluie qui mouille et puis des rayons de soleil qui réchauffent, des chansons à boire et des chants grégoriens… bref du bonheur et du bonheur. C’était pour moi la 56, 57 ou 58ème édition.

Et quand ce fut fini, que tout le monde fut rentré chez soi, j’ai gravé mon bâton et écrit l’année sur le bois blanc. Doucement. Sans bruit, de peur que tout ce bonheur s’en aille. Dans un billet précédent, je racontais qu’un de mes petits gars m’avait demandé quels sont les objectifs d’un pensionné.

Un des miens, c’est clair, est de graver encore de nombreux crans dans mon bâton.

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