Ouf !

Je suis là beaucoup trop tôt. Les portes de l’administration communale ne s’ouvrent qu’à 13h30. Je m’assieds sur le banc sous le marronnier, je m’arme de patience, j’ai de quoi lire, j’attends. J’avoue que je suis un peu anxieux. Me donnera-t-on une réponse positive ?

Je suis allé d’abord au bureau de police comme demandé dans la lettre que j’ai trouvée ce matin dans ma boîte mais la Commissaire ne peut rien pour moi : « Désolé Monsieur, vous devez poser cette question à l’État Civil de votre Commune, il n’y a qu’eux qui peuvent vous renseigner avec certitude », je me suis donc rendu, inquiet, à la Maison Communale.

Enfin, les portes s’ouvrent, un signal vert indique que le guichet n°2 est libre. «Bonjour Madame, j’ai reçu ce courrier* auquel, selon la Police, vous seriez la seule à pouvoir donner une réponse crédible et certifiée : suis-je bien qui je suis et suis-je vivant ? Moi, on ne me croit pas sur parole. » La fonctionnaire me demande ma carte d’identité, l’examine froidement, me regarde sans la moindre émotion, prend son Bic, remplit et signe un formulaire sur lequel elle appose bruyamment le cachet de la Commune, faisant foi. «Voilà Monsieur, je confirme par la présente que vous êtes bien Michel Collart et que vous êtes vivant ».

Ouf ! je suis soulagé…

IMG_2858 (1).jpg* Le service des pensions du Québec exige tous les deux ans une déclaration d’identité et de vie pour éviter les perceptions abusives.

IMG_2856.JPG

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