Aïe

On n’a rien sans rien… Pas de roses sans épines… Vous aussi, on vous l’a répété quand vous étiez enfant ? Pour obtenir ce que l’on veut, il n’y a pas trente six solutions: il faut se battre, mordre sur sa chique. Il y a à peine quelques minutes à la télé, un footballeur disait au journaliste qui l’interviewait que son équipe allait devoir “se faire mal” à l’entraînement pour espérer gagner le prochain match.

Quand j’étais gosse, il y avait près de chez moi un sentier aux talus couverts de ronces. Qu’est-ce qu’elles ont pu me griffer et m’écorcher quand j’essayais de cueillir leurs mûres. Que de fois suis-je rentré à la maison avec une bouche de vampire, des jambes et des doigts rouges de sang (un peu) et de jus (beaucoup). Et parfois aussi avec des yeux mouillés de larmes à cause d’une épine plantée sous la peau que ma mère allait enlever tout en douceur avec une aiguille désinfectée à l’éther.

J’aimais tellement (et j’aime toujours) ces petits fruits que j’en ai planté quelques buissons dans un coin du jardin il y a longtemps. Les ronces poussaient si vite que j’ai souvent dû les tailler et aujourd’hui, les arbustes sont épuisés et ne donnent presque plus rien. J’ai donc racheté de nouveaux mûriers à repiquer, mais pas n’importe lesquels: progrès oblige, des “sans épines”.

Mais à cueillir sans péril, ne savoure-t-on pas sans plaisir ?

Capture d’écran 2016-03-20 à 19.16.29.png

 

 

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s