Autodafé

Une fois par semaine, je suis de corvée bûcher au fond du jardin. Je brûle les esquisses et œuvres ratées qui encombrent les poubelles de l’aquarelliste qui partage ma maison.

J’en profite pour jeter aussi dans le brasier les brouillons griffonnés et raturés qui bordelisent mon bureau et ne deviendront jamais des pages de quoi que ce soit, même pas des billets éphémères de mon blog.

Je peux vous dire que ça fait beaucoup de papier déchiré ou chiffonné dans le tonneau-brûleur. Par moins trois degrés comme l’affiche le thermomètre extérieur, ces dessins et ces phrases qui partent en fumée font au moins du bien aux mains glacées.

Je regarde la danse des flammes et je fredonne : « Laissez brûler les petits papiers – Papier de riz ou d’Arménie – Qu’un soir ils puissent, papier maïs – Vous réchauffer ».

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