Indifférence

André Glucksmann est mort. Encore un philosophe de moins dans ce monde de fous. Et pas n’importe lequel. Mais qui s’en soucie vraiment ? Indifférence quand tu nous tiens !

Moi je l’aimais bien, Glucksmann. Je n’ai rien lu de lui sauf Une rage d’enfant (éd. Plon), livre poignant et fort dans lequel il retourne aux racines de sa pensée combattive dans son enfance de petit juif traqué pendant la guerre 40-45. Mais j’appréciais beaucoup ses interventions et ses colères à la télé. Même si je ne partageais pas toujours ses positions, j’aimais son intelligence, sa culture, sa lucidité et je respectais sa sincérité.

Je le regarde à l’instant dans la réédition de l’émission Noms de dieux du 22 octobre 2002 où il argumente une de ses idées-clés à savoir que la peste dans nos têtes, que le plus grand crime de « l’honnête homme », c’est son indifférence face au mal, au terrorisme, à la folie meurtrière. D’où qu’il soient.

À méditer.

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