Bandits corses

Je ne l’ai pas vu depuis le siècle dernier. Vais-je le reconnaître ? Dans la voiture sur la N 196 en Corse, je me demande s’il a encore ses cheveux noirs épais et longs, s’il est toujours aussi mince, si son regard est aussi vif et rieur qu’à l’époque. Lui va me reconnaître sans problème, puisqu’il me suit sur Facebook et qu’il voit mes photos sur mon blog. Moi, je ne sais pas à quoi il ressemble aujourd’hui, l’individu est coquet (et/ou discret) et n’affiche jamais son visage sur ses publications.

Je me demande aussi de quoi nous allons parler. Aurons-nous encore des choses à nous dire après autant d’années, lui qui a quitté la Belgique et ses amis de la pub pour les Antilles en l’an 2000 et est venu s’installer en Corse il y a 7 ou 8 ans où il s’occupe désormais de tourisme dans un des plus endroits du monde où il a construit sa maison.

Il a réservé pour nos retrouvailles un restaurant de haut niveau le Terra Cotta à Propriano. Pour être sûr de ne pas arriver en retard, je tourne déjà autour de l’endroit trois quarts d’heure avant le rendez-vous et là, surprise !

Je vois Alex, comme il était à l’époque, assis sur une terrasse, il n’a pas changé ou presque, ses cheveux ont juste un peu grisonné et devant lui le pastis a remplacé le whisky.

Pour la circonstance, je vois qu’il a endossé un vieux sweatshirt noir au logo du Rick’S Brussels, en souvenir de tant de… non, je lui ai promis qu’on ne dirait rien de notre passé. « Hola Alex, je t’ai reconnu tu sais ! », on tombe dans les bras l’un de l’autre et c’est parti pour quatre heures de souvenirs, de vannes, d’oreilles qui sifflent en Belgique… bref, de bonheur. Entre le feuilleté de fruits de mer aux artichauts et les ravioles de homards, nous avons savouré de délicieuses tranches d’amitiés arrosées d’un superbe vin blanc du Clos Canarelli – modérément car les routes corses donnent déjà le tournis quand on n’a pas bu. Et puis n’oublions pas que les deux qui se retrouvent aujourd’hui ont un passé de gredins qui ont éclusé suffisamment dans leur jeunesse et que… mais non, j’ai promis que je ne dirai rien.

Alex, c’était tellement trop bien de te revoir.

photo[1]

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