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Ouvrir la parenthèse.

Je me suis assis sous le cerisier et j’ai laissé flotter mes pensées floues dans la brise encore fraîche sans tenter de les cadrer. J’ai ouvert les oreilles et les ai laissé absorber en vrac le chant de la mésange qui zinzinule, le bavardage des canards qui cancanent et les cris des oies sauvages qui aboient. J’ai inspiré doucement et laissé l’air bleu vif pénétrer au plus profond de mes poumons. J’ai levé les yeux et les ai laissé voleter d’une branche à l’autre, frôlant ici une fleur blanche, se posant là sur un bourgeon olive promesse d’une cerise rouge. Et puis je les ai fermés.

Ainsi que la parenthèse.

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