Mauvais week-end à tous !

Dans mon dernier billet, j’évoquais le plaisir de partager entre collègues enseignants nos savoirs et nos impressions sur l’évolution des choses. Notamment, dans notre secteur, celui des médias.

Ce midi, justement, autour du plat froid et des frites du restaurant universitaire, je devisais avec mon ami Marc sur les bons et moins bons côtés du web. Et Marc m’apprenait qu’il existe actuellement des études qui démontreraient un lien entre la surconsommation des réseaux sociaux et la montée des dépressions. Burn-web ! si je peux résumer par un jeu de mots. Mais dans le fond, faut-il vraiment des études pour constater que l’abus de facebook et autres réseaux (a)sociaux peut conduire au désespoir ?

On y lit, en effet, plus de commentaires « négatifs » que « positifs ». Plus de critiques que de bravos. Plus de larmes que de rires. Plus de solitude que d’amitié. Plus d’échanges de laideur et de connerie que de beauté et d’intelligence. Le malheur se diffuse mieux que le bonheur. On fait rarement de la bonne littérature avec de bons sentiments, disait André Gide. Beaucoup pensent de même quand il s’agit d’internet : on fait rarement un bon buzz avec des idées bisounours. Le pessimisme est plus branché que l’optimisme. C’est vrai que le monde fait de en plus peur et provoque davantage l’envie d’ exprimer sa rage et de répondre à la violence par la violence.

Et donc, les dialogues sur les réseaux sociaux – le mot est loin d’être approprié – sont plus souvent truffés de noms d’oiseaux que de mots doux. On y constate plus de partages de haine et d’insultes que d’amour et d’espoir. Et l’on en conclut que tout est moche. Désormais foutu, sans rêves et sans avenir.

Il est de bon ton aujourd’hui d’être agressif et cynique. La bonne humeur et les sourires sont devenus vieux jeu : il n’y a plus que des dinosaures comme Michel Drucker pour oser dire encore « Vivement dimanche ».

Je cherchais une petite idée pour mon billet de ce vendredi et je l’ai trouvée, comme souvent, dans mon jardin. En cette fin d’été, il y reste deux roses. Une flétrie et une dernière petite qui vient d’éclore. Pour ne pas être ringard ni cucul, j’ai donc choisi d’illustrer ce post avec la fleur fanée et de vous souhaiter un week-end pourri.

Mais je ne résiste pas à joindre aussi la photo de la nouvelle “qui ce matin avoit desclose” et de conclure par un souriant «Vivement lundi ». Que voulez-vous, on ne se refait pas !

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