Nouveau carnet

Ouvrir un nouveau Moleskine est à chaque fois une petite bouffée de bonheur.

Souple sous les doigts, j’aime le retourner plusieurs fois dans mes mains, le palper, le caresser, faire frissonner le papier cellophane qui le protège avant de le déchirer délicatement et de plonger le nez dans les pages blanches du carnet. Quel parfum ! Douce odeur du papier. Effluves encore fades car encore vides de notes, de descriptions, de souvenirs, de joies, de tristesses. Que va contenir ce petit carnet ? Quelles bêtises ? Quels secrets ? Quelles phrases ? Quels croquis ? Quelles tranches de vie et/ou de rêves ? Quelles ratures ? Irais-je cette fois encore jusqu’à sa dernière page ?

Le Moleskine, depuis plus de dix ans, a pris la place du paquet de cigarettes dans la poche gauche de ma chemise. Lui aussi, je m’en souviens comme si c’était hier, me procurait un délicieux moment de plaisir quand je détachais la languette du papier cellophane qui l’entourait, en soulevait le couvercle cartonné et m’enivrais de l’arôme du tabac. C’est cet instant qu’il me fut le plus difficile de quitter quand j’ai décidé d’arrêter de fumer. Et aujourd’hui encore, quand je suis avec un fumeur, il m’arrive de lui demander de me prêter son paquet quelques secondes pour que je puisse le respirer.

Mon carnet Moleskine, j’en souffle chaque jour, pour le plaisir, quelques odeurs sur mon clavier. Et vous pouvez franchement les respirer, elles ne nuiront jamais gravement à votre santé.

Quoique.

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