Aïïïïe!

Je taille enfin cette maudite haie que je n’ai pas encore raccourcie cet été, la pluie incessante ne m’ayant pas laissé l’occasion de sortir mon matériel électrique. Je travaille cool sous le soleil, perché sur le haut de l’escabeau car les sureaux, les lauriers et les legustrums ont atteint les 4 ou 5 m et assombrissent la cuisine. Je fais gaffe, l’équilibre de l’escabeau est précaire et le taille-haie n’est pas des plus légers. Mais tout va bien.

Jusqu’au moment ou en tirant sur la rallonge, j’arrache la prise et prends une belle décharge électrique dans la main. Un des câbles est à nu ! Ouille ! aïe ! quelle « drinnn » ! J’avais oublié l’effet-choc de l’électricité, combien ça peut surprendre et secouer. La seule et dernière fois où ça m’était arrivé date de plus de cinquante ans. J’étais encore un petit gamin qui jouait dans les prairies des vaches clôturées de fils barbelés et/ou électrifiés. Et un jour, j’ai pris à pleines mains un fil sous tension pour le soulever afin de pouvoir passer dessous et ai pris une super claque : j’ai rebondi comme un ressort et ai dû clignoter comme un sapin de Noël si j’en juge par la rigolade des copains qui m’accompagnaient et le sourire de ma mère qui m’a entouré de sparadrap les doigts brûlés après y avoir déposé un baiser.

Aujourd’hui, comme j’étais seul sur mon échelle, personne n’a rigolé. Sauf moi, quand en me remémorant cette anecdote, j’ai enroulé d’un pansement en toile isolante la prise endommagée.

Après l’avoir embrassée, bien sûr.

photo[1]

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