O sole mio

Le ciel nous tombe sur la tête, mes essuie-glaces s’excitent en vain sur le pare-brise, impuissants contre les trombes d’eau. Je me gare prudemment sur le bord de la petite route en attendant qu’après la pluie, le soleil veuille bien briller. Dix minutes se passent, le torrent sur la chaussée n’est déjà plus qu’un petit ruisseau presqu’à sec, l’éclaircie est de retour. Je remets le contact, allume la radio et reprends la route.

C’est l’heure d’un flash-info qui ne parle que d’orages, d’averses, de rafales de vent, de mini-tornades, de toits envolés, d’arbres tombés, de tonnelles (dont la mienne !) déchirées et hélas, de blessés sous un chapiteau effondré quelque part dans les Ardennes. Et puis, il y a aussi ces nouvelles épouvantables, quotidiennes depuis quelque temps et bien plus noires que les gros nuages qui viennent de crever au dessus de ma tête.

Soudain, la sinistre litanie radiophonique est couverte par un carillon joyeux qui répète inlassablement quelques mesures d’ O sole mio. Devant moi, juste après le tournant, le glacier du village fait sa tournée comme si de rien n’était.

Il a raison, c’est l’été, il fait son métier: nous donner, malgré tout, l’envie de voir la vie en rose. Vanille-fraise, par exemple ?

photo[1]

 

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