Bonne fête Moi !

Remington_no21919

Youpie, c’est la fête des secrétaires. Ma fête !

J’ai eu la chance d’avoir une maman qui avait étudié le secrétariat et gardé sa vieille Remington. Vers la fin de mes humanités, elle m’a appris à taper, à l’aveugle, grâce à un cache qui dissimulait le clavier. Comme on fait des gammes, j’ai pianoté MLKJQSDF, auriculaire-annulaire-majeur-index à droite-auriculaire-annulaire-majeur-index à gauche, des centaines et des centaines de fois. À un peu plus de vingt ans, je dactylographiais aussi bien et aussi vite qu’une vraie secrétaire, ce qui m’ouvrit les portes de mon premier emploi : secrétaire intérimaire du CPJ à Nivelles, Comité de Protection de la Jeunesse, une institution dont la mission consistait à venir en aide aux enfants en danger.

Je préparais le café de la Présidente, de l’Assistante Sociale et de la dizaine de responsables qui se réunissaient tous les jeudis soirs, je tapais les rapports, je  « stencylais » les documents pour les dossiers, j’avais les doigts tachés d’encre, je répondais au téléphone, je souriais. J’étais une vraie petite secrétaire. Qui avait en plus une jolie mèche blonde sur le front. Et puis, quand la détentrice de la fonction est revenue de son congé de maternité, j’ai dû lâcher la LEXICON 80 du CPJ pour un volant d’OPEL KAPITAN kaki militaire.

Quel bonheur, quand à ma démobilisation, j’ai retrouvé rapidement un boulot et le plaisir de faire courir mes doigts sur un clavier, non plus pour taper les textes des autres, mais bien les miens. J’étais devenu mon propre secrétaire, en quelque sorte. Et j’en ai connu des machines depuis ! Des OLIVETTI VALENTINE rouges, clavier AZERTY ici et QWERTY au Canada, des BROTHER mécaniques et électroniques avant de passer, en bon publicitaire, à la collection presque complète des MAC portables, du premier POWERBOOK au MACBOOK PRO sur lequel je me balade à l’instant.

Mais je dois à la vérité de rappeler que j’ai eu aussi le bonheur d’être le « patron » de vraies secrétaires qu’on n’appelait pas encore hypocritement des assistantes de direction, mais sans lesquelles je n’aurais pas exécuté le dixième du tiers de ce que j’ai pu produire.

Rita, Françoise, Magda, Michèle, Christine, je vous embrasse.

 

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