5 jours light

Depuis mercredi, pas de mail, pas de Google, pas de Twitter, pas de Facebook: j’étais en minitrip à Bilbao. Disons à ‘Bilchaos’ tant ce centre industriel est un micmac de béton, de ponts métalliques, de ruelles, d’autoroutes, de friches. Et de charme. Il faut dire que ce décor « lalouviéresque » est rafraîchi par la brise atlantique qui remonte le Nervion sur les rives duquel danse un dragon fou, couvert d’écailles de titane. Le Musée Guggenheim déploie ses nageoires géantes et vous propose un voyage fantastique vers un futur déjà tellement désuet. Entre les labyrinthes d’acier de Serra, les tôles froissées de Rauschenberg et le canon à cire rouge de Kapoor, le visiteur vit des expériences visuelles qui toutes, sereines ou angoissantes, jaillissent de l’exaltation de la matière. Tonnes de déchets rouillés, de béton malaxé, de polyester trituré, d’acrylique ‘clashé’, … et pourtant, une incroyable impression de légèreté, d’immatérialité, de grâce, de poésie. Loin des lourdeurs du monde virtuel.

IMG_0252.jpg

www.guggenheim-bilbao.es

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