Centenaire

On célèbre aujourd’hui les cent ans de la reconnaissance de nos bibliothèques publiques. En 1921, quelques années après la première guerre mondiale, le gouvernement décida, à travers la loi dite Jules Destrée du nom du ministre des arts et des lettres de l’époque, de développer les bibliothèques pour « seconder les écoles dans le besoin urgent de renforcer l’éducation et l’accès au savoir » (source bxl1). À des prix qui frisent la gratuité !

Je fais partie des milliers (millions) d’enfants qui ont découvert le bonheur de la lecture par une visite hebdomadaire à la bibliothèque, d’abord à Seneffe quand j’étais tout petit et puis à Nivelles.

Je fréquente les bibliothèques beaucoup moins souvent aujourd’hui parce que dès que j’ai gagné ma vie, j’ai pris le goût et l’habitude d’acquérir mes propres livres afin de me constituer une bibliothèque personnelle. J’avoue avoir beaucoup de mal à me défaire de mes bouquins même si je ne les relis quasi jamais. Alors pourquoi les acheter, me direz-vous ? Parce que si vous en avez les moyens, ce n’est qu’en achetant leurs livres que l’on faire vivre les auteurs. Mais c’est aussi en les rendant accessibles aux plus pauvres que l’on fait vivre la culture. Et pour cela, on ne remerciera jamais assez les créateurs des bibliothèques publiques.

Celle de ma commune – https://bibliothequepontacelles.wordpress.com/ – est particulièrement attractive (par son large catalogue bien sûr) mais aussi son allure depuis qu’elle s’est installée en 2019 dans un ancien presbytère magnifiquement restauré.

Dans le cadre de mon défi d’un dessin par jour (voir mon billet Débutant), j’ai tenté de la représenter pour fêter ce bel anniversaire.

Vive les livres, les bibliothèques… et les librairies !

Insupportable

Pour la première fois en Belgique, j’ai dû présenter ce matin mon code QR (Covid Safe Ticket) pour accéder au club de tennis de Molenbeek où nous jouions notre premier match d’interclubs de vétérans.

Après-midi, j’ai  dû le montrer une deuxième fois au bistrot où j’ai pris un café en attendant Marie-Thérèse qui s’achetait une nouvelle paire de chaussures.

Enfin ce soir, je l’ai exhibé une troisième fois à la pizzeria où j’allais chercher une quatre saisons et une margherita.

C’est insupportable… j’ai dû perdre une minute sur ma journée ! 😉

 

Crochhh

Tour au petit trot du grand étang de la Dodaine avant le tennis, le pied gauche encore un peu enflammé exige des étirements et un échauffement en douceur avant de jouer.

En tenue de gym, des enfants d’une dizaine d’années courent dans la fraîcheur matinale à peine réchauffée par un soleil pâle. Ils me dépassent par petites grappes de trois ou quatre en soufflant bruyamment, d’une part parce qu’ils font un concours de cracheur de buée et aussi pour me montrer combien c’est dur leurs leçon de sport.

– Pfff… b’jour M’sieur… pfff… vous allez bien… c’est crevant…pfff… et on doit faire DEUX tours… pfff…

– Allez les gars, vous êtes capables, vous allez y arriver ! Et où est votre prof ?

– Elle est là-bas assise sur le banc… pfff…trop cool elle se repose, elle… pfff… elle nous chronomètre et choisira les meilleurs pour le « crochhh » de la ville…

– Le « crochhh » ??? Dans ce cas, on s’accrosse hein !

Marivaudage

Dans les labyrinthes de charmilles des jardins du château de Freÿr, on peut trouver des plaisirs hélas disparus de nos habitudes.

Ainsi, me baladant en ce beau week-end d’automne dans la lumière tamisée des tunnels de charmes et de tilleuls tout en lisant la feuille documentaire remise aux visiteurs à l’entrée du site, j’y ai appris que les sentiers des jardins en pleine lumière conçus au 18ème siècle avaient pour but de séparer les promenades des femmes de celles des hommes de manière à ce que ces derniers ne puissent apercevoir un bout des pieds de ces dames si jamais le vent soulevait un peu trop leurs robes.

Mais l’ombre des charmilles, c’est-à-dire les haies composées de Charmes, ces arbustes qui gardent leurs feuilles durant l’hiver, les invitait en toute discrétion et hypocrisie au marivaudage, mot inspiré du théâtre léger de Marivaux signifiant badinage, échange de mots superficiels et précieux dans le but de séduire.

Aujourd’hui on dit pécho ou draguer dont la définition première est racler le fond à la manière d’un filet de pêche... ce qui est, reconnaissons-le, moins charmant qu’une promenade galante sous les charmilles.

De nos jours, les jeux de la séduction sont réduits au strict minimum et encore ! On est plus souvent dans le cru, l’ultra-direct où l’on ne cache plus rien, ce qui faisait dire au facétieux Jean Rochefort (voir TLMEP – 02 11 2000) « Ne pensez pas que je sois un homme austère ou embêtant, je passe pour un amant exceptionnel… mais c’est vrai que l’hypocrisie dans la sexualité est restée pour moi un stimuli et un fantasme… et il vrai que le sexe exposé esquinte profondément ma libido… ».

Quoiqu’il en soit, je n’ai rencontré ni marivaudage ni drague lors de ma balade… et si c’était le cas, croyez-vous que je vous l’avouerais ?

Après Belgique-France…

Quelques heures après le cruel Belgique-France, place à Diegem-Linkebeek.

Je suis debout à 6h30, je passe chez le boulanger (déjà ouvert !) pour un sachet de couques au chocolat et en route pour Bruxelles car j’accompagne mon petit-fils et son équipe de U15 qui doivent être sur place (ce n’est pas tout près de chez moi) à 8h30 pour le match qui débute à 9h30. Le temps est cotonneux, la visibilité nulle à cause du brouillard épais. Jouera-t-on, jouera-t-on pas ?

L’arbitre se rend au milieu du terrain afin de vérifier si l’on voit clairement les drapeaux aux quatre coins. Si c’est oui, on joue… suspense… coup de sifflet, c’est ok ! Les équipes se mettent en place, ce sont les nôtres, Linkebeek, les Verts qui donnent le coup d’envoi. Et c’est parti sur les chapeaux de roue. Après même pas cinq minutes de jeu, nos joueurs appliquent bien les consignes répétées la veille à l’entraînement : passes en un temps, remontée rapide du terrain, splendide transversale vers l’ailier gauche qui tire dans le filet latéral. D’où je me trouve avec la petite dizaine de parents qui ont fait le déplacement malgré l’heure matinale, on croit qu’elle est dedans… mais non. Pas grave, on applaudit, l’occasion se représentera. Et de fait, quelques minutes plus tard, même construction de jeu mais cette fois au lieu de tirer, l’ailier passe en retrait à un partenaire au point de penalty qui n’a plus qu’à shooter… ce qu’il fait mais le gardien repousse le ballon. Sans se démonter, l’attaquant le récupère et le place calmement hors de portée du keeper. « Lin-ke-beek-e… Lin-ke-beek-e…Ah…Ah…Ah… » les parents se lâchent et fêtent leurs enfants. Ce match est bien lancé. Fin du premier quart-temps.

Le deuxième quart-temps sera de même niveau : rapide, agréable à suivre mais plus disputé. Les Bleus de Diegem sont une très belle équipe, deuxièmes au classement et ils ne vont pas se laisser faire. Attaques rapides et occasions des deux côtés. Pas bon pour mon cœur de papi supporter. Ouf ! Le score reste de 1-0.

Troisième et quatrième quart-temps. Le soleil s’est levé, le ciel est bleu et déchiré toutes les deux minutes par les avions qui décollent de l’aéroport de Zaventem, juste à côté. Nous sommes dans l’axe de la piste de décollage. Est-ce cela qui va nous déconcentrer ?

Ou alors, c’est peut peut-être, voire probablement, le changement de tactique du coach de Diegem qui a fait monter son super-costaud n°3 de la défense à l’attaque : cela va considérablement changer la physionomie du match. L’impact physique et le jeu de tête puissant du gaillard amènent un très beau goal sur un centre précis: 1-1. Allez les gars, rien n’est fait, on ne baisse pas les bras, on repart au combat. Mais maintenant ce sont les Bleus qui dominent, leurs contre-attaques bousculent notre défense, on sent que cela risque de mal tourner pour nous. Et en effet, boum, nouvelle tête puissante à deux mètres de notre gardien qui doit s’y reprendre à deux fois pour repousser le cuir mais l’arbitre siffle, il a vu (comment car il est loin de la phase de jeu, au centre du terrain ?) que la balle est entrée dans le but. Nous, où nous sommes placés, nous ne pouvons nous prononcer. Mais nos défenseurs protestent, non elle n’a pas franchi la ligne affirment-ils, mais rien à faire, l’arbitre accorde le goal. Et ici, ce n’est Belgique-France, on n’a pas le VAR pour vérifier. Donc le score est maintenant de 2-1 pour Diegem.

Ce but litigieux sera comme un coup de bambou sur la tête de nos joueurs dont quelques uns vont perdre leur concentration. On verra alors pas mal de précipitation, de manque de lucidité ainsi qu’une baisse de rendement physique alors qu’au contraire les adversaires montent en puissance et profitent d’une erreur défensive pour planter un 3ème but à notre gardien qui vient d’en sauver deux sur de superbes parades. Score final 3-1. Logique si on regarde le classement général, Diegem est 2ème et Linkebeek 5ème, mais le résultat est cruel par rapport au match.

Ce match me fait un peu penser au scénario de celui des Diables Rouges qui auraient pu gagner (quoiqu’en disent les soi-disant experts et supporters de la victoire) à la 87ème minute si Lukaku avait chaussé du 40 au lieu de 45 : son but n’aurait pas été annulé pour hors-jeu. Et les Belges seraient en finale. Mais reconnaissons-le aussi, les Français ont dominé en deuxième mi-temps et leur victoire n’est pas usurpée. Un résultat de match, en fait, ça tient souvent à tellement peu de choses. C’est ce que nous disons à nos enfants déçus à leur sortie du vestiaire tout en les encourageant à travailler davantage leur condition physique, leur technique, leur combativité et surtout leur jeu en équipe.

Allez Linkebeek, nos petits Diables Verts ! Et bravo quand même à Diegem.

Merci aux joueurs, aux parents, aux coachs… ce foot-là ce n’est que du bonheur !

Pas de margaille, hein !

Antoine, un de mes ex-étudiants, brillant, a posté la Une de l’Équipe au lendemain du match Belgique-France gagné méritoirement à la 90ème minute par cette dernière au bout d’un insoutenable suspense. Antoine est choqué par ce titre qu’il qualifie de « honte journalistique ».

Je lui ai épondu que même si la défaite belge ne me fait pas plaisir, en tant que copywriter (j’ai été un des profs de copy d’Antoine), je trouve ce titre bien trouvé. Et il ne me choque pas. Au contraire, il m’amuse. Il est drôle et taquin, tout ce que j’apprécie dans le foot: les commentaires et les vannes que s’envoient les supporters à la buvette après les matches.

C’est vrai qu’en 2018, les Belges avaient de quoi rager devant la victoire roublarde et sans gloire de la France et l’attitude arrogante de quelques-uns, un surtout, de leurs joueurs. On a eu le « seum » une fois, et je l’avoue, moi aussi.

Mais cette fois, il n’y a aucun « seum » ni hargne ni plainte à nourrir, aucune margaille à relancer. Les Belges avaient tout en mains (enfin, je veux dire dans les pieds) pour gagner cette partie mais les Français l’ont remportée à la régulière, en se battant comme des Diables Bleus, en jouant en champions du monde. Il faut le reconnaître et les applaudir même si cela fait mal aux mains. On ne va pas se brouiller une deuxième fois avec nos amis français,… euh… nos ennemis préférés, pour une question de ballon rond quand même. Il fallait mieux jouer qu’eux, point. Être plus humbles après nos deux buts d’avance marqués en première mi-temps, être moins suffisants (ce qu’on aime tellement leur reprocher, à eux).

Ce matin, sourions donc devant ce titre bien torché et bien envoyé, rions de notre deuxième « seum » et retrouvons ce qui fait notre vraie force nationale: notre sens de l’auto-dérision.

Non, peut-être !

En attendant…

Il est midi et quart, mon rendez-vous est à midi et demi, j’ai un quart d’heure pour savourer le Chardonnay et inaugurer mon nouveau calepin vierge. Je m’applique, je prends ma plus belle écriture et la pointe de mon porte-mine se met à évoluer sur le papier avec la souplesse et la volupté d’un patin sur la glace.

J’écris un peu de tout et de n’importe quoi. La pluie dégouline sur les carreaux et le vent de la forêt proche du chalet où je patiente fait tourbillonner mes pensées. D’aujourd’hui à hier. De maintenant à demain. Voilà plus d’un an que je n’ai pas déjeuné avec François, la santé, l’éloignement, le Covid, … alors qu’avant, c’était une fois par semaine. Les années filent, les temps changent, les habitudes aussi. Mais pas les gens.

Je regarde ma montre, il est midi quarante cinq, j’ai rempli trois pages et je me surprends à écrire : « Bien sûr, comme à son habitude, François n’est pas à l’heure, Dieu merci, nous restons ce que nous sommes avec nos qualités et nos (petits) défauts ». En ce qui nous concerne tous les deux, un peu de mauvaise foi… amusante.

Je lui envoie un sms: « Je t’attends, je suis au fond du restaurant dans le coin ». Aussitôt, mon gsm vibre : « J’ai réservé à l’entrée ». Je l’aperçois effectivement, je parie qu’il vient d’arriver mais il fait comme s’il était là depuis longtemps, je vois bien qu’il n’a pas encore touché au verre de vin qu’on vient sans doute de déposer il y a deux secondes devant lui alors que dans le mien, il ne reste plus qu’une gorgée. Je le rejoins en riant et lui raconte ce que je notais à l’instant dans mon calepin. Il s’agace gentiment : « M’enfin, tu commences déjà,  je ne suis jamais en retard, d’où me vient cette réputation ? »

Vous avez dit « mauvaise foi » ? Je sens qu’on va passer un chouette moment ensemble ! 🤣😂

Naufrage de Moleskine

J’ai toujours un Moleskine et un porte-mine en poche. Vieille habitude de copywriter prêt à noter à tout instant une idée ou une formule qui lui passeraient par la tête.

Aujourd’hui, je n’y écris plus des slogans ou des débuts de concepts mais des textes divers, un peu de tout comme les fromages belges, un souvenir par ci, une anecdote par là, parfois même un essai de poème ou encore des chapitres d’une histoire que je publierai peut-être si j’arrive un jour à la fin.

Des Moleskine comme ça, j’en ai des dizaines dans mes tiroirs plus remplis de diarisme que de fiction, de terre-à-terrisme que d’envols. Mais quelques pages, en toute humilité, quand j’arrive à les relire ne manquent ni d’intérêt ni de charme. Mais bon, il faudrait que je bosse pour lier tout cela afin que cela ressemble un jour à quelque chose… quand j’aurai le temps, l’envie et surtout le courage.

Donc, hier pendant mon pèlerinage à Sainte-Gertrude sous le déluge, j’avais comme chaque jour mon carnet de notes dans la poche latérale de mon pantalon d’explorateur située juste à la lisière de de mon K-Way là où l’eau ruisselle le plus quand il pleut comme vache qui pisse.

Quand je suis rentré à la maison et que j’ai voulu le sortir de ma poche trempée, j’ai eu l’impression de saisir une éponge gluante. Toutes les pages collaient, les mots écrits au crayon se mélangeaient, mes réflexions et phrases sublimes collationnées dans ce précieux cahier ne formaient plus qu’une bouillie infâme de graphite et de gadoue. J’ai posé le carnet à sécher sur un radiateur et l’ai retrouvé ce matin illisible et en forme d’accordéon.

De quoi jouer un tango-requiem pour un chef d’œuvre littéraire noyé avant même d’être né 😉

Tour de Sainte-Aquarelle

Que d’eau, que d’eau !

Mon soixantième Tour de Sainte-Gertrude est trempé comme une aquarelle. Ruisselant de couleurs à l’eau argileuse offertes par les champs de boue, de maïs, de pommes de terre et de betteraves. Baignant d’eau froide mes pieds dans mes chaussures et dégoulinant dans mon cou sous le capuchon. Un Tour à l’eau avec des pèlerins et des chevaux trempés comme des pinceaux.

J’ai rarement connu un Tour aussi pluvieux. La drache n’a pas cessé de l’aube à 10 heures quand j’ai arrêté à mi-parcours à la Taverne du Duc de Brabant pour une Chimay bien méritée (tout est religieux aujourd’hui !) avant de redescendre en ville pour aller me sécher et reposer mon pied gauche toujours endolori depuis sa blessure en juin quand il est soumis à des efforts.

Ce Tour est un des plus durs dont je me souvienne avec celui que j’avais fait en 2014 dans des conditions climatiques semblables avec pour sa première fois mon petit-fils Awen.

Mais c’est aussi deux des plus beaux parce que parmi les plus difficiles… et parce que rien n’est plus beau que la peinture à l’eau.

Tour de Sainte-Gertrude 2021
Octobre 2014 – Tour avec Awen, mon petit-fils.

La Vie en Rose

Depuis sa rentrée en secondaire, mon petit-fils Max possède un smartphone. Comme il adore la photographie, il l’utilise chaque matin pour capturer le ciel vu de son jardin. Pendant que je lui tenais compagnie hier soir, ses parents étant en réunion à son Collège, il m’a montré la série des clichés qu’il a déjà pris. Toutes les couleurs y passent, du bleu à l’orange, du gris au rose.

Tôt ce matin, la sonnerie de mon Whatsapp me sort du lit et mon écran s’illumine d’un joli ciel rose et ces quelques mots : « Voilà une photo de ce matin, bonne journée à toi ».

Il n’en faut pas plus pour que je voie la vie en rose et que, oups, la chanson d’Édith Piaf squatte aussitôt mon cerveau et pour y rester collée comme un Pink Bubblegum. Cette chanson me rappelle un bon souvenir.

Lors du dernier soir d’un séminaire international en Sardaigne réunissant les directeurs créatifs du groupe Ogilvy & Mather, mon agence au début des années nonante, les Anglo-Saxons ayant consommé pas mal de larmes de vin blanc traversent une phase romantique et se mettent à chanter quelques grandes romances en anglais, genre Moonlight Shadow , The Sound of Silence ou encore l’incontournable Imagine. Tout l’assistance chante avec eux, l’ambiance est magique sur la grande terrasse en bord de mer sous le soleil couchant irisant les nuages d’or et de rose. Mais quand ils arrivent à bout d’Imagin…ation, ils se tournent vers les quatre francophones en bout de table, les 2 Français, le Suisse et le Belge. Euh… vite…une chanson française internationale que tout le monde peut reprendre en chœur, aussi bien les Américains du Nord et du Sud que les Anglais, les Européens, les Asiatiques, les Africains… au secours…vite… je lève les yeux au ciel et, flash, une idée me traverse l’esprit, j’entonne « Quand il me prend dans ses bras, il me parle tout bas… ». Quoi, cette vieille rengaine d’Édit Piaf ? Mais tu vas passer pour un ringard, Michel ! Et bien non, pas du tout, tout le monde continue à tue-tête « … je vois la vie en rooooose… ».

Ils la connaissent tous La Vie en Rose, c’est presque l’hymne international de la réclame, depuis que Grace Jones, icône de la pub dans les années 70 et 80 l’a interprétée et portée aux sommets des charts aux USA.

Soulagé, Bernard Bureau le directeur de création de notre agence parisienne, trinque avec moi pendant que tout le monde nous applaudit et me dit à l’oreille « Ouf, Mich, tu nous a tiré d’un sacré merdier ! »

PS : Envie de chewing gums musicaux qui collent bien au cerveau ? Cliquez sur les liens ci-dessus. Que votre journée soit rose 😉   

Photo: Maxime Yernaux