Balade dominicale

Si, on peut sortir !

Notre 1ère Ministre l’a répété avant le week-end : « Les sorties sont autorisées pour aller au travail, pour aller faire ses courses ou pour prendre l’air. Prendre l’air, c’est marcher, courir, faire du vélo. Cela peut se faire avec les membres d’une famille qui habitent sous le même toit ou avec un ami mais pour le strict moment de l’activité ».

J’en ai donc profité pour une marche de 5 km autour du village. Sous un ciel bleu azur et avec un vent plutôt frisquet. Et j’ai vu mon village comme je ne l’avais jamais vu. C’est la première fois que j’emprunte certains sentiers et j’ai pris quelques photos qui me donnent envie d’y retourner. Il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux.

Il aura donc fallu des mesures de confinement pour que je découvre mon environnement différemment. Je crois que ce sera vrai aussi pour bien d’autres facettes de la vie, on ne les verra plus comme avant.

Comme je suis partageur, je vous ai rapporté quelques clichés pour aérer votre dimanche si vous êtes restés à l’intérieur.

IMG_7504.jpg

IMG_7492.jpg

IMG_7474.jpg

 

IMG_7489.jpgIMG_7485.jpg

IMG_7486.jpg

IMG_7493.jpg

 

 

 

Roulez dimanche !

Deux gamins passent à vélo devant chez moi  et me font un grand sourire:

– Salut M’sieur, ça va ?

– Oui merci et vous les gars, c’est pas trop dur de rester enfermés ?

– Si, c’est pour ça qu’on va faire un tour à vélo !

– Pas trop longtemps quand même, il faut aussi travailler un peu pour l’école…

– Et ça va pas la tête, M’sieur ? On est dimanche aujourd’hui !

Bon dimanche à tous 😉

topelement 2.jpg

Photo topelement (Suisse)

Allez tout le monde

Le samedi, normalement, j’allais encourager mes petits-fils au foot. Je pense à eux ce matin et à leurs copains privés de ballon. Ce ne doit pas être facile pour eux de rester confinés.

Mais c’est le cas de tout le monde. Si on veut gagner le match contre le virus, il faudra tenir le coup. Se serrer les coudes et jouer en équipe. Bien tenir sa place. Cesser de se plaindre sur les réseaux sociaux. Arrêter de jouer perso dans les magasins. Faire des assists à ceux qui sont sur le terrain. Les soignants, bien sûr. Mais aussi tous les staffs techniques qui restent d’attaque pour nous aider.

Et puis, surtout, respecter les consignes des coachs experts. Et ne pas écouter les cons dans les tribunes qui crient n’importe quoi.

Allez tout le monde, on va gagner !

IMG_7439.jpg

Inspirez…expirez….inspirez…

Envie de vous aérer la tête ? D’oublier, un peu, que vous êtes cloîtré.e ? Ouvrez, comme une fenêtre, le recueil Comme une respiration de Jean Teulé (éd Julliard 2016 – Pocket). Quarante nouvelles fraîches, drôles, optimistes. Et courtes pour ne pas vous essouffler. Une nouvelle le matin, une le soir et c’est un peu d’oxygène mentale dans cette période peu respirable. Ce petit livre est spirituel, malin, marrant et quelquefois…méchant, j’aime bien, ça défoule.

Maintenant, si vous préférez une lecture plus sombre, le brillant Jean Teulé a également écrit un livre proche, sous certains aspects, de notre situation actuelle : Entrez dans la danse (éd. Julliard 2018 – Pocket) est, malgré son titre, un roman dur, insoutenable mais aussi truculent car il fait revivre le terrible et bizarre épidémie qui frappa la ville de Strasbourg en 1518. Rendus complètement déments par une famine horrible, des milliers d’habitants se mettront à danser frénétiquement jusqu’à l’épuisement. Une épidémie meurtrière entre crises d’épilepsie et danse de Saint- Guy. Mais personnellement, même si j’ai aimé ce livre, je ne le relirais pas maintenant.

Je préfère aller me confiner pour quelques pages dans la maison de l’auteur où «Mésanges charbonnières, bleues, huppées, nonnettes, hirondelles, alouettes, rouges-gorges, tous ensemble se partagent joyeusement les murs de la demeure historique. Ça tire-lire là dedans, turlute, carcaille. Ça siffle, pépie, zinzinule… et ça baise aussi à l’intérieur des murs, se vole dans les plumes plus et bien mieux que chez Dodo la Saumure. Quel bordel ! »

IMG_7440.jpg

 

Nous n’irons plus au bois..

On a tous chanté cette ritournelle quand on était petits. Elle devrait être le hit de ce printemps, restez chez vous est, en effet, la règle stricte à observer si l’on veut contrer le coronavirus.

Pourtant la tentation est grande d’aller se balader dans les bois près de chez moi. D’accord, on peut. Mais seul. Ou accompagné d’un membre de sa famille ou d’un.e ami.e à 1m50 de distance. Mais interdiction absolue de s’y retrouver en groupe.

Les bois près de chez moi sont merveilleux.

Le Bois du Saint-Sépulcre que les Nivellois appellent le Bois du Spluc est renommé pour sa générosité en jonquilles que l’on appelle ici Chambourées (voir mon billet du 9 avril 2013). Tous les enfants de la ville le connaissent bien car ils y sont tous allés au moins une fois faire provision de bouquets pour leur maman ou, comme mes frères et moi l’avons fait, pour les vendre et alimenter leur tirelire pour la foire de printemps. Mais cette année, on n’ira pas.

Autre bois magique, le bois de Hal à quelques kilomètres de chez nous. Il est connu dans le monde entier pour le tapis bleu de jacinthes sauvages qui le recouvre et il attire à chaque printemps des milliers de visiteurs. Mais cette année, on n’ira pas non plus.

Sauf Marie-Thérèse qui s’est engagée à produire au moins une aquarelle par jour pendant cette période de confinement. Mais je précise, elle y allée en pensée, avec ses pinceaux et ses couleurs à l’eau.

IMG_7438.jpg

 

IMG_5281.jpg

Le Bois du Spluc à Nivelles.

In_de_kijker_Hallerbos.jpg

Le Bois de Hal

 

Narcisse solidaire

Une des premières jonquilles du jardin termine sa vie dans une flûte posée sur mon bureau. Depuis 10 jours, elle embellit et égaie ce coin du living où j’écris mes billets quotidiens et où je suis sur mes écrans la marche (ou l’arrêt) du monde. Et j’ai bien besoin de sa couleur-soleil en ces temps de coronasombritude.

Mais voilà, elle fane. Comme des millions d’autres qui, elles, n’auront même pas la chance de faire leur job d’entertainer sur les tables ou les appuis de fenêtre des bureaux, des cuisines, des salons, des restaurants ou plus triste, des chambres d’hôpital.

Les fleuristes ne sont pas, dans cet épisode déprimant, des commerces essentiels et sont donc fermés depuis hier. Mais que vont donc devenir les millions de tulipes, roses, narcisses, lys, freesias, marguerites, gerberas et tant d’autres qui attendaient dans les vases en zinc d’être choisis par un copain pour sa copine ou… son copain, par un enfant pour sa maman, par un vivant pour un défunt ?

Que vont aussi devenir les jeunes légumes et plantes prêts à être repiqués dans les jardins, c’est en effet maintenant que devrait battre son plein la saison des plantations.

La semaine dernière, je traînais encore avec Marie-Thérèse à la jardinerie où elle allait déposer quelques nouvelles aquarelles fleuries au rayon décoration. Nous avions acheté deux caisses de pensées pour nos pots de terrasse. Des pensées !

Des pensées tristes et solidaires pour tous ces commerçants pour lesquels ce printemps se révèle bien pire que le plus terrible des hivers.

IMG_7415.jpg

IMG_7418.jpgLes jonquilles de Marie-Thérèse

IMG_7406.jpgLes narcisses du jardin